Aller au contenu

Notre saint patron

Le Bienheureux Charles d'Autriche

Mari, père, soldat, empereur et artisan de paix : Charles d'Autriche a cherché en toutes choses la volonté de Dieu. Il est fêté le 21 octobre, jour anniversaire de son mariage.

Portrait peint de Charles d'Autriche en uniforme bleu
« L'Empereur de la paix »

Pourquoi lui ?

Un modèle pour nos élèves

Enfant d'une grande gentillesse, jeune homme « fidèle et digne de confiance », époux et père aimant, chef soucieux des plus pauvres, Charles a vécu la foi au milieu des responsabilités et des épreuves.

Les fondateurs du collège ont choisi de le donner pour patron à leurs enfants : un saint de notre temps, qui montre que l'on peut servir le bien commun avec courage, rester fidèle dans l'adversité et garder la paix du cœur.

Le pape Jean-Paul II, qui avait reçu à son baptême le prénom de Karol (« Charles ») en hommage à l'empereur, l'a béatifié en 2004. Il a voulu qu'on le fête le jour anniversaire de son mariage, le 21 octobre, pour signifier que le mariage est l'une des voies principales de la sanctification. Ce jour-là, à BCA, c'est la fête !

Photographie ancienne en noir et blanc de Charles et Zita, jeunes mariés
Charles et Zita

Sa vie en quelques dates

De Persenbeug à Madère

  1. 1887

    Naissance à Persenbeug

    Le 17 août, premier-né de l'archiduc Otto et de l'archiduchesse Maria-Josefa, petit-neveu de l'empereur François-Joseph.

  2. 1911

    Mariage avec Zita

    Le 21 octobre, il épouse la princesse Zita de Bourbon-Parme. Ils auront huit enfants.

  3. 1916

    Empereur en pleine guerre

    Le 30 novembre, à la mort de François-Joseph, il devient Charles Ier. Sa priorité : le retour de la paix.

  4. 1918

    La chute de l'Empire

    Le 11 novembre, l'Empire s'effondre. Charles refuse d'abdiquer, puis part en exil en Suisse.

  5. 1922

    Mort à Madère

    Le 1er avril, en exil et dans la pauvreté, il meurt à 34 ans, entouré des siens.

  6. 2004

    Béatification

    Le 3 octobre, à Rome, par le pape Jean-Paul II.

Vie du Bienheureux Charles d'Autriche

Une brève biographie

Par le frère Nathan Cochran, O.S.B.

Reposant dans les bras de son épouse bien-aimée, la respiration difficile, il prie : « Mon Jésus, que ta volonté soit faite ! Jésus ! » Avec ces mots, dans un dernier souffle et doucement, il part à la rencontre de son Seigneur. Il est midi passé de quelques minutes, ce samedi 1er avril 1922. Son nom est Charles, un homme humble et mortel, faisant face à la fin de sa vie avec dignité. Pour ses compatriotes, il est Sa Majesté Charles, empereur d'Autriche et roi apostolique de Hongrie.

Enfance et adolescence

Le 17 août 1887, un fils naît chez l'archiduc Otto et l'archiduchesse Maria-Josefa, dans la demeure familiale de Persenbeug, en Autriche. Éloigné de la ligne directe de succession, ce petit-neveu de l'empereur François-Joseph suscite alors peu d'intérêt dans le reste de l'Empire.

L'enfance de Charles est simple et saine. Il est élevé dans la foi catholique, qu'il pratique avec une grande dévotion. Il se fait rapidement connaître comme un enfant d'une grande gentillesse et plein d'attention aux autres, accomplissant différentes tâches et menues corvées afin de gagner de l'argent pour l'offrir aux plus démunis, et aussi acheter des cadeaux pour son entourage. À seize ans, il obtient le grade de sous-lieutenant dans l'armée impériale. Reconnu comme un jeune homme intelligent et consciencieux, fidèle et digne de confiance, il devient un modèle pour ses compagnons.

Un mari et un père de famille pieux

En 1911, lorsqu'il commence à songer au mariage, Charles se souvient de la petite sœur d'un de ses amis d'enfance, la princesse Zita de Bourbon-Parme, pleine de vivacité et de dévotion. D'une nature très timide, il demande l'aide de l'archiduchesse Maria Teresa, qui organise une partie de chasse pour que les deux jeunes gens puissent se rencontrer. Peu après, au sanctuaire de Mariazell, devant le Saint-Sacrement, il demande Zita en mariage, et ils placent leur engagement sous la protection de la Vierge Marie.

Le mariage a lieu le 21 octobre. La veille, Charles confie à sa fiancée : « Maintenant, nous devons nous aider mutuellement pour gagner le ciel. » Dieu leur donne huit enfants : Otto, Adélaïde, Robert, Félix, Charles-Louis, Rodolphe, Charlotte et Elizabeth.

La guerre et la recherche de la paix

Le 28 juin 1914, l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo fait de Charles l'héritier du trône, et déclenche la guerre. Sur le front, il se distingue par ses convictions morales : « J'interdis formellement le pillage, le vol et la destruction délibérée », ordonne-t-il en Italie, exigeant que les blessés soient secourus au plus vite.

Le 30 novembre 1916, il prie le rosaire avec Zita au chevet de l'empereur François-Joseph mourant lorsqu'il entend pour la première fois les mots « Votre Majesté ». Devenu Charles Ier, il fait du retour de la paix sa priorité : négociations secrètes par l'intermédiaire de ses beaux-frères Sixte et Xavier de Bourbon-Parme, seul souverain à accepter le plan de paix du pape Benoît XV… Ses efforts échouent, mais il ne cesse de chercher les chemins de la paix tout au long de son règne.

Il gracie autant qu'il le peut, interdit le gaz moutarde et la guerre sous-marine, organise des cantines populaires, met les chevaux du palais à disposition pour distribuer le charbon aux Viennois, rationne la nourriture au palais comme son peuple, et crée le premier ministère des Affaires sociales au monde, chargé de la jeunesse, des mutilés, des veuves et des orphelins, du travail et du logement.

L'exil et la mort

Le 11 novembre 1918, l'Empire s'effondre. Charles refuse d'abdiquer, car la couronne lui a été confiée par Dieu, et doit partir en exil en Suisse. Après deux tentatives de restauration en Hongrie, trahi par l'amiral Horthy, il est livré aux Alliés et exilé avec Zita sur l'île de Madère, sans aucun moyen de subsistance.

La famille enfin réunie le 2 février 1922, Charles tombe malade quelques semaines plus tard. Il accepte cette souffrance dans la prière : « Je dois faire ce sacrifice afin que mes peuples soient à nouveau réunis. » Il appelle son fils aîné Otto pour lui montrer comment « un empereur et un catholique se comporte au moment de sa mort ». Le 1er avril 1922, un crucifix entre les mains, il murmure : « Que ta volonté soit faite. Jésus, Jésus, viens ! »

L'Empereur de la paix, mari, père et homme de foi, mourut à l'âge de 34 ans.

Prier avec lui

Prière au Bienheureux Charles d'Autriche

Bienheureux Empereur Charles, vous qui avez accepté la tâche difficile et toutes les épreuves ardues que Dieu vous a envoyées durant votre vie, vous qui, dans toutes vos pensées, dans toutes vos décisions et dans toutes vos actions, avez toujours eu confiance dans la Sainte Trinité, nous vous prions : intercédez pour nous auprès du Seigneur notre Dieu pour qu'Il nous accorde la foi et le courage, afin que dans les situations difficiles de notre vie terrestre, nous ne nous laissions pas abattre et nous suivions dans la foi le chemin du Christ.

Implorez pour nous la grâce, afin que notre cœur se forge sur l'exemple du Cœur de Jésus. Assistez-nous afin que nous puissions nous prodiguer avec compassion et avec force pour les pauvres et les nécessiteux, que nous puissions lutter avec courage pour la paix, dans nos esprits et dans le monde, et que, dans toutes les situations, nous puissions placer avec espoir notre vie entre les mains de Dieu, comme vous l'avez fait, par Jésus-Christ notre Seigneur.

Ainsi soit-il.

Quand on connaît la volonté de Dieu, tout est bien.

Bienheureux Charles d'Autriche

Le mieux, c'est de venir

Venez nous rencontrer !

Le plus simple pour comprendre BCA, c'est de pousser la porte. Des élèves vous accueillent, les professeurs sont là, et l'on prend le temps de répondre à vos questions.